26/02/2008

La révolution humaine

rivo

Le bouddhisme propose une méthode pratique qui permet non seulement aux gens de surmonter leurs souffrances, mais aussi d’influencer positivement la société dans son ensemble. Pour décrire ce processus, Josei Toda, deuxième président de la Soka Gakkai, employait l’expression « révolution humaine », c’est-à-dire la libération de l’esprit depuis l’intérieur. Il s’agit d’un processus continu de renouvellement et de revitalisation qui favorise le développement de la capacité intérieure illimitée de chaque personne de mener, grâce à ses propres efforts, une vie créative et contributive. Le changement intérieur d’un individu Les derniers siècles ont été le théâtre de plusieurs révolutions politiques, économiques, industrielles, scientifiques, etc. Josei Toda expliquait qu’en dépit de tous les changements qui pourraient être apportés aux facteurs extérieurs, la société ne s’améliorerait pas fondamentalement tant que les gens, qui sont à la base de tout, ne transformeraient pas les tendances négatives et destructives inhérentes à leur propre vie.

Un changement positif à l’intérieur d’une seule personne constitue le premier pas du processus qui rendra le genre humain plus fort et plus sage. La révolution humaine est la plus fondamentale et la plus vitale de toutes les révolutions. Cette révolution est un processus intérieur de réforme personnelle, un processus pacifique qui n’implique aucune effusion de sang. Un processus de croissance et une prise de conscience personnelle Chaque personne dispose d’un potentiel énorme qu’elle utilise en général peu. En faisant sa révolution humaine, chacun révèle son potentiel et se forge un moi indépendant et invincible. Il peut alors affronter toutes les situations de façon créative et continuer de progresser et de se développer à l’infini.

Écrit par Franz |  Facebook

Le Sûtra du Lotus

 

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SGI Italia

Corso estivo nazionale 2007

(Fiuggi 2007)

Dal 30 agosto al 2 settembre si è tenuto il corso nazionale organizzato dall'Istituto Buddista Italiano Soka Gakkai per responsabili al quale hanno partecipato tremila persone.

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Écrit par Franz |  Facebook

 

 

buddaloto

Traduction du Passages du Sûtra du Lotus

récités pendant la pratique quotidienne

 

Chapitre deux : « Des Moyens » (Hoben)

À ce moment-là, l’Honoré du monde sortit sereinement de sa méditation et s'adressa à Shariputra en disant: « La sagesse des bouddhas est infiniment profonde et commensurable. Le seuil de cette sagesse est difficile à comprendre et difficile à passer. Personne parmi les Auditeurs ou les pratyekabuddha n’est capable de ’appréhender. Quelle en est la raison? Un bouddha a personnellement servi cent, mille, dix mille, un million, un nombre incalculable de bouddhas et il a poursuivi jusqu’à leur terme d’innombrables pratiques religieuses. Il s’est entraîné lui-même avec courage et vigueur, et son nom est universellement connu. Il s’est éveillé à la Loi profonde jamais révélée auparavant et l’enseigne en fonction de ce qui convient, mais son intention est difficile à comprendre. Shariputra, depuis que j'ai atteint la boddhéité, j’ai, par des causes et des images diverses, largement exposé mes enseignements et j’ai utilisé d’innombrables moyens opportuns pour guider les êtres vivants et les conduire à renoncer à leurs attachements. Pourquoi est-ce ainsi? Parce que l’Ainsi-Venu possède à la fois tous les moyens appropriés et la paramita de la sagesse. Shariputra, la sagesse de l’Ainsi-Venu est vaste et profonde. Il possède [une compassion] incommensurable, une [éloquence] illimitée, la puissance, l’intrépidité, la concentration, l’émancipation et la samadhi [méditation]; il s’est avancé loin dans l’infini et s’est éveillé à la Loi jamais atteinte auparavant. Shariputra, l’Ainsi-Venu sait établir diverses sortes de distinctions et exposer les enseignements avec habileté. Ses paroles sont douces et gentilles et savent réjouir le coeur de l’assemblée. Shariputra, en résumé, le Bouddha s’est totalement éveillé à la Loi qui est illimitée, infinie et qui ne fut jamais atteinte auparavant. Mais restons-en là, Shariputra, je n’en dirai pas plus. Pourquoi? Parce que ce que le Bouddha a accompli est la Loi la plus rare et la plus difficile à comprendre. La véritable entité de tous les phénomènes ne peut être comprise et partagée que par les bouddhas. Ses aspects sont l'apparence, la nature, l'entité, le pouvoir, l'influence, la cause inhérente, la cause externe, l'effet latent, la rétribution et leur cohérence du début à la fin. 

 

Chapitre seize : « Durée de la vie » (Juryo)

Depuis que j’ai atteint la boddhéité, un nombre incalculable, des centaines, des milliers, des dizaines de milliers, des millions, des milliards, des asamkhya de kalpa se sont écoulés. J’ai sans cesse exposé la Loi, l’enseignant et convertissant d’innombrables millions d’êtres humains, leur ouvrant la voie du Bouddha pendant ce nombre incalculable de kalpa. Afin de sauver les êtres vivants, me servant d’un moyen efficace je donne l’apparence d’entrer au nirvana, alors qu’en vérité je ne connais pas l’extinction. Je suis toujours ici, à enseigner la Loi. Je suis toujours ici, mais utilisant mes pouvoirs mystiques, j’agis ainsi car les êtres vivants, dans leur égarement, même lorsque je suis proche, sont incapables de me voir. Quand la multitude voit que je suis entré dans l’état d’extinction, de partout et très loin alentour ils font des offrandes à mes reliques. Tous abritent des pensées de recherche et leur esprit a soif de me voir. Quand les êtres vivants sont devenus véritablement fidèles, honnêtes, droits, doux dans leurs intentions, et désirent par-dessus tout voir le Bouddha, sans hésiter même au risque de leur propre vie, alors, moi et l’assemblée des moines, nous apparaissons ensemble sur le pic sacré de l’Aigle. À ce moment-là, je dis aux êtres vivants que je suis toujours ici, sans jamais entrer dans l’état d’extinction, mais que, grâce au pouvoir d’un moyen efficace, à certains moments je semble m’être éteint, à d’autres non, et que si, sur d’autres terres, il y a des êtres vivants qui sont respectueux et sincères dans leur désir de croire, alors, parmi eux également j’enseignerai la Loi sans égale. Mais vous n’avez pas appris cela, si bien que vous croyez que je suis dans l’état d’extinction. Lorsque je regarde les êtres vivants, je les vois noyés dans un océan de souffrance; cependant je ne me montre pas, suscitant chez eux la soif de me voir. Puis lorsque leur esprit est plein de cette attente, finalement j’apparais et je leur enseigne la Loi. Tels sont mes pouvoirs mystiques. Pendant d’innombrables kalpa, j’ai constamment résidé sur le pic de l’Aigle et en divers autres lieux. Quand les êtres vivants observent la fin d’un kalpa et quand tout est consommé par un grand feu, cette terre, où je me trouve, demeure sûre et paisible; êtres humains et divins s’y rassemblent sans cesse. Les palais et les demeures dans ses jardins et ses bosquets sont ornés de diverses sortes de joyaux. Des arbres précieux y donnent en abondance fleurs et fruits. Les êtres humains y vivent libres et heureux. Les divinités frappent les tambours célestes, créant constamment toutes sortes de musiques. Les fleurs de mandara pleuvent, se répandant sur le Bouddha et sur la grande assemblée. Ma terre pure ne peut pas être détruite, pourtant les hommes la voient en proie aux flammes, emplie d’angoisse, de peur et de maintes autres souffrances. Ces hommes ayant commis diverses offenses, liés par la causalité de leurs mauvaises actions, passent des asamkhya kalpa sans entendre le nom des Trois Trésors. Mais ceux qui pratiquent les voies méritoires, qui sont doux, paisibles, sincères et droits, tous ceux-là me verront ici, en personne, enseigner la Loi. Parfois je leur décris à tous la durée de la vie du Bouddha comme incommensurable, et à ceux qui ne voient le Bouddha qu’après une très longue période, j’explique combien il est difficile de le rencontrer. Le pouvoir de ma sagesse est tel que sa clairvoyance rayonne à l’infini. Cette durée de vie, d’innombrables kalpa, est le résultat obtenu au terme d’une longue pratique. Vous qui êtes dotés de sagesse, n’en doutez pas si peu que ce soit! Chassez ces doutes, extirpez-les à jamais, car les paroles du Bouddha sont vraies, non fausses. Il est comme un médecin excellent qui utilise un moyen efficace pour guérir ses enfants perturbés. Bien qu’en réalité vivant, il fait dire qu’il est mort, pourtant personne ne peut l’accuser de mensonge. Je suis le père de ce monde, sauvant ceux qui souffrent et qui sont dans l’affliction. Parce que les personnes ordinaires sont égarées, bien que je sois vivant, je leur fais dire que je suis entré dans l’état d’extinction. Car si elles me voyaient sans cesse, l’arrogance et l’égoïsme apparaîtraient dans leur coeur. Sans retenue, elles s’abandonneraient aux Cinq Désirs et tomberaient dans les Voies Mauvaises de l’existence. Je sais toujours, parmi les êtres vivants, quels sont ceux qui pratiquent la Voie et ceux qui ne la pratiquent pas, et pour sauver chacun selon ses besoins, j’expose différentes doctrines. À tous moments je m’interroge : Comment puis-je conduire les êtres vivants À la voie sans pareille Et leur permettre d’acquérir rapidement le corps d’un bouddha?

buddaloto

 

Traductions effectuées à partir de The Lotus Sutra traduit par Burton Watson (New York, Columbia University Press, 1993, p. 23 et p. 229)

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